Monet peint cette toile sous la pluie battante de l’automne 1886, lors de son dernier long séjour à Étretat. La falaise d’Aval et l’Aiguille disparaissent à demi dans le rideau de brume et de précipitations — une atmosphère que peu d’artistes osaient affronter, et que Monet cherchait délibérément.

Ce tableau appartient à la série des peintures de pluie — des œuvres qui fascinaient Maupassant : il décrivait Monet marchant sur la plage par gros temps, suivi d’enfants portant ses toiles, changeant de chevalet selon les sautes de lumière.

Anecdote : par mauvais temps, Monet attachait parfois ses toiles avec des cordes pour éviter qu’elles soient emportées par le vent — et lui avec.

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